Saison 5 ∞ Trois.

Lui. Moi. Trois. Le 14 mai.

Toujours plus amoureux de Lui chaque jour. Et toujours aussi paniqué à l’idée que ça puisse un jour s’arrêter. Lorsqu’un instant, tu penses à Lui et que ta poitrine explose. Sorte d’orgasme du Coeur. Et que l’instant d’après, tu imagines que tout cela s’arrête. Et que ton coeur se retourne.

Et plus cet orgasme est fort. Plus le flip te fait mal.

Constamment jongler entre les deux. Constamment être déchiré entre ce bonheur et tous les petits riens qui te remplissent de joie au quotidien et la peur qu’un jour il te dise ce genre de phrase que l’on t’a déjà dite et que tu n’oublieras jamais.

« Tu ne m’as pas manqué ».

Travailler sur soi pour ne pas gratter sans cesse ces croutes que sont les Autres Fins. Celles que j’ai vécu et qui m’ont laissé des marques. Travailler sur soi pour vivre l’Instant. Et ne plus redouter ce qui ne se produira pas obligatoirement.

Travailler sur Moi pour accepter que, oui, cet Homme, est peut-être (au moins) aussi bien avec moi que je le suis avec Lui. Parce que de la même façon qu’il est cet ensemble de petits trucs qui me plaisent tant, je suis peut-être moi aussi un ensemble de petites choses qui lui plaisent.

Et me dégager une bonne fois pour toutes de cette phrase. « Il y en a toujours un qui aime plus que l’autre ». Phrase qui me fait me sentir toujours en besoin, là ou finalement j’ai, moi aussi, quelque chose à apporter, à lui offrir.

Et ce petit sms comme cet appel de trois minutes sont là pour me rappeler ce que je peux représenter pour quelqu’un. Et la nature et force de ce que je lui donne sans réussir à en prendre conscience.

Alors hier ça a fait Trois. Et je rêve de plus loin encore.

Saison 5 ~ Ciel, mon Beur-Boy.

Un billet un peu particulier cette semaine… ce mois. Librement inspiré des blogs Ciel mon Marais et compagnie.

Ces derniers temps, chaque fois que j’essayais d’écrire un billet pour le blog, ça finissait… comme ça.

C’était moyen. Je n’avais rien de bien extra-ordinaire à raconter et je n’avais pas envie de retomber dans mes vieux travers. En même temps, entre le travail la semaine et le chéri le weekend, je n’avais plus une seconde à moi.

Et chaque matin, j’étais complètement en retard et absolument pas motivé à l’idée d’aller travailler.

En même temps, qui aimerait se lever après des nuits entières faites de rêves érotiques ?

Surtout pour aller au travail, où j’ai un tout petit peu dit à mon N+1 ce que je pensais de lui.

J’ai passé beaucoup de soirées à me demander pourquoi ça se passait toujours mal pour moi…

Beaucoup, beaucoup de soirées…

Mais, pour m’éviter de tripler de volume, j’ai décidé d’être irréprochable.

Et de dire oui à tout…

Sauf que face à mes Oui, j’ai eu des Non.

Comme lorsque l’on m’a dit que mes vacances étaient refusées…

J’ai décidé d’être encore plus gentil, et que l’on remarque bien à quel point j’étais agréable, frais et motivé.

Et j’ai redemandé pour mes vacances.

Mais elles ont encore été refusées…

Alors j’ai décidé de passé au plan B…

On verra bien.

Heureusement qu’il y a Kévin Bacon.

Même s’il est persuadé que je ne viens pas d’ici…

Il m’a rendu complètement accroc au Martini.

J’ai limite besoin de quémander maintenant !

Enfin bref, je reviens très vite avec un VRAI billet. Ceux pour lesquels, je puise généralement au plus profond de ma psyché folle.

En attendant, à la prochaine !

Saison 5 ~ Je n’ai besoin de rien.

Récemment, j’ai eu un afflux de commentaires sur de très vieux billets. Je les avais complètement oubliés.

J’écris. Mais je ne relis pas. Je n’aime pas relire ce que j’ai pu écrire à certaines périodes. Je sais qui j’étais, je sais ce qui me manquait. Je sais que cela explique la teneur de certains de mes billets. Mais je hais y repenser.

C’est une sensation semblable à se regarder après s’être filmé. Je hais ma voix, je hais ma façon de me mouvoir. Ca ne correspond pas à ce que j’imagine de moi, à ce que j’ai dans la tête, à la manière dont je me projette.

Pour l’Ecrit c’est pareil. Ca ne correspond plus à qui je suis. Et c’est d’autant pénible à (re)lire.

J’avais écrit ce billet sur la Solitude, notamment. Parce que c’est quelque chose que j’ai toujours ressenti, toujours. Mais aujourd’hui, est-ce encore vrai ?

Non.

Je ne me sens plus seul. Même lorsque je le suis. Et c’est d’autant plus étrange, qu’avant l’an dernier, je me sentais seul, même entouré. Et surtout entouré d’ailleurs. D’où ma décision de partir. De laisser les Garçons, par exemple.

Ca ne m’empêche pas de continuer à/de penser à eux. De temps en temps. Et je mets cela sur le compte de la Théorie de la Relativité d’Oslo Ohara. Si je pense à toi c’est parce que tu penses à moi. Même si je sais qu’il y a peu de chances que ce soit le cas.

J’ai repensé à Lancelot que j’appelais « mon Chevalier », au grand et beau Benoît, à Peau Douce également pour qui j’aurai toujours de l’affection. Je pense souvent à Dan parce qu’il avait une place très particulière et importante dans ma vie. Je pense à Jolies Lèvres que je ne vois pas aussi souvent que je l’aurais souhaité.

Et je me dis que pour toutes ces personnes et celles que je ne mentionne pas, si un jour nous souhaitions nous retrouver, et renouer des liens plus saints et sereins, il faudrait que nous nous rencontrions à nouveau.

Une nouvelle rencontre. Un nouveau Jour-J. Une nouvelle relation déliée des problèmes que nous avions jadis rencontré. Sans a priori. Ni historique.

Parce qu’aujourd’hui. Je suis différent. Je me sens différent. J’étais fragile et je ne le suis plus. Je ne suis pas à l’abri de nouvelles peines ni de nouveaux coups durs. Mais je suis plus fort. Et je les appréhende différemment.

Aujourd’hui je n’ai besoin de rien.

Et c’est peut-être la grande différence.

Saison 5 ~ Mars Flame Sniper.

Le Mois de Février est passé comme une flèche. Travailler à l’IT Crowd est très prenant et indéniablement accaparant.

La Saint Valentin a été l’occasion d’être ensemble en toute simplicité. Et être ensemble, le meilleur moyen de constamment nous contaminer. Une semaine sur deux, l’un de nous deux est malade et la semaine d’après c’est à l’autre de succomber. Impossible pour moi un instant d’envisager « un arrêt maladie » et être séparé de Lui. Déjà que j’ai de plus en plus de mal à le laisser le dimanche soir…

Fran Drescher a aimé un de mes Tweets.

Et mon ipod a joué une musique qui m’a fait penser à Lancelot et me rappeler à quel point j’adorais ce garçon. Et en pensant à lui, j’ai ouvert une brèche à souvenirs. Et Dan s’est posté au milieu de cette faille. J’ai camouflé la plaie et me suis empêché de vous écrire de looooongs billets à ce sujet. Oui de longs billets avec beaucoup de « o ». Evidemment je ne suis pas peu fier de moi. J’ai résisté et la crise est passée.

Kévin Bacon a de nouvelles lunettes, et il est encore plus beau, toujours plus beau. Et évidemment je n’arrête pas de le lui dire. Il lève les yeux en l’air, exaspéré ET flatté. Et me balance une connerie. Parce qu’il ne me dira jamais comment lui me trouve. Une bonne vacherie pour me faire comprendre ce qu’il ne peut pas me dire. Encore que les photos qu’il a prises de moi parlent d’elles-mêmes.

The Walking Dead a repris et j’espère que ça va re-décoller parce que je m’ennuyais (même si j’ai toujours envie de faire des cochonneries avec Shane). Je crois qu’il n’y a plus rien à faire pour les Desperate Housewives (même si j’ai toujours envie de faire des cochonneries avec Mike Delfino). Et Ringer est bien (même si j’ai toujours envie de faire des cochonneries avec Andrew). Dieu merci, 2 Broke Girls est là.

Sinon, mon désir d’avoir un enfant n’a jamais été aussi fort que ces derniers temps. Un Tic-Tac incessant et rongeant. Une envie réellement obsédante. Je ne saurai expliquer ce besoin de m’y mettre. De commencer ma famille. Pourquoi cette horloge biologique me casse la tête, je n’en ai aucune idée ! J’ai pourtant encore du temps devant moi (poï poï).

Daminou a fêté ses un an de Pacs avec son chéri. Parallèlement, j’ai lu un billet sur le « mariage homosexuel » qui m’a très fortement déplu et, heureusement dans la même journée, un billet sur l’Homophobie plus qu’intéressant. Je restais aussi souvent pendu au blog de Peau Douce parce que même si je m’en suis éloigné, je m’inquiète toujours pour lui, et son dernier billet avant déménagement/arrêt (?) me rend triste pour lui.

Mais entre ce que je lis ça et là et ce que je vois ça et là, je me dis que j’ai fait des choix qui m’ont amené là où je suis aujourd’hui. J’ai aussi tendu la main plusieurs fois et j’ai compris que je ne pouvais rien faire. « Je suis parti » et ça ne s’efface pas. Il va falloir que je tire des traits définitivement. Et c’est évidemment plus facile sur certaines personnes que sur d’autres.

Février s’achève bientôt. C’est absolument indigeste comme billet. Mais ça n’a pas voulu sortir de tout le mois. Micro(blog)lax marche aussi pour les bloggueurs.

Mars, je t’attends.

Saison 5 ~ Février.

Nous sommes donc bel et bien en 2012. Le mois de Janvier a filé à une allure folle et Février est là.

Je ne saurai dire si c’est le travail qui m’a retenu au loin où si c’est le fait de n’avoir rien su trouver à raconter. Non pas qu’il ne se passe plus rien dans ma vie si trépidante, bien au contraire. Mais de la même façon que je ne me laisse plus aller au shopping compulsif parce que je pense aller bien, je ne trouve plus rien à écrire. Ecrire pour dire que ça va, c’est comme un journal télévisé sans catastrophes. Et ce blog n’a pas vocation à devenir le journal de 13h de JPP.

Le Travail se passe bien. Cette opportunité me fait du bien. Elle me tient éloigné de chez moi, des sorties à droite à gauche, des vingts euros par-ci et des vingts euros par-là au DAB qui avaient fini par me ruiner, et d’internet. Je n’ai le temps de rien. Métro-Boulot-Dodo la semaine et Métro-Chéri-Dodoavecchéri le weekend.

Mon compte bancaire a pour la première fois depuis plusieurs mois fini en positif. J’arrive à voir les Filles et à complètement oublier les Garçons (ceux qui ne sont plus là évidemment). Je me sens serein, plutôt complet, et finalement assez bien aujourd’hui.

Ma simple préoccupation est un dilemme particulier. J’ai pris beaucoup de poids pendant ma « Grossesse » (= chômage) mais je ne souhaite surtout pas redevenir aussi mince qu’avant. Avoir un corps d’homme me plait, je ne veux surtout plus être filiforme.

Evidemment, si tous les pans de cette équation qui est mon actuel bien-être sont positifs, mon alarme personnelle sonne pour me dire que quelque chose ne va pas. « Ca ne va pas durer. Ca ne doit pas durer ». 

Du coup, j’ai peur.

J’ai même eu très peur, une semaine, en Janvier. Peur de La Fin.

C’est ce qui arrive, quand la fois précédente, il n’y avait eu ni dispute ni embrouille et qu’un beau dimanche, pendant une promenade, Il a dit « je ne sais plus si je suis amoureux de toi ». Cette dernière phrase de Jolies Lèvres, plus la fameuse phrase de L’Homme à la Bouteille « dans un couple il y en a toujours un qui aime plus que l’autre », mélangées à tous les abandons. Ce package d’insécurité, d’impression constante que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, que rien n’est ni sûr ni acquis, que le sol peut s’effriter puis s’écrouler et m’emporter à nouveau dans un délire amnésique.

Cette batterie de peurs et de doutes. Tout cela est mon quotidien. Multiplié, amplifié par mon souhait que Kévin Bacon soit (dans) mon Futur.

Alors forcément, quand tout à l’air d’aller bien et qu’instinctivement, méfiant, on se dit que ce n’est pas normal, la moindre superstition rend dingue. Et rongé de l’intérieur, j’arrive chez Lui, après une semaine sans le voir, faute d’emplois du temps compatibles. Il est dans la cuisine et nous prépare à manger… et je lui raconte les cauchemars que j’ai fait sur la semaine, le fait que j’ai peur parce que mon oeil droit sursaute un peu trop. Et Lui s’en amuse. Il rit de la semaine pourrie que j’ai passé à craindre le pire. Qu’Il ne soit pas dans mon dessin/dessein du futur.

Ce garçon aura ma peau. Si jamais il ne devient pas le père de mes enfants, je deviens végétarien* !

Et il ne me rassurera pas en me « le » disant. Mais plutôt sur plusieurs actions, petites touches de couleurs sur mes fameuses peurs grises. Et le voir s’endormir dans mes bras il y a quelques jours à suffit à me donner de quoi tenir jusqu’à la prochaine panique.

Bon, et qu’est-ce que je fais, je maigris ou je laisse ma date de naissance devenir mon poids définitif ?

Ouais, non, dit comme ça même moi j’ai peur. hu hu

* fallait bien que je trouve une chute à cette phrase et ça ne pouvait pas être « hétéro » (désolé Maman). 

Saison 5 ~ Futur Endroit Idéal.

C’est donc en Suisse que j’ai choisi de passer à l’année suivante. Mes deux petits suisses adorés m’avaient proposé, il y a plusieurs mois, de venir y passer quelques jours accompagné de Kévin Bacon. Et je dois dire que je ne pouvais rêver de mieux pour finir l’année en beauté.

Je reviens donc sur Paris, complètement amoureux des Montagnes. Ces géants que l’on pense immobiles et que j’ai souvent imaginé pleins de vie lors de nos déplacements en voiture.

Je crois que c’est tout moi ça. Doter tout ce qui existe d’une âme propre et rêvasser à ce sujet à longueur de journée. Un jour, je devrai me rendre à l’évidence. Je ne suis pas fait pour vivre en ville mais bel et bien ailleurs. Ci-possible un endroit avec un ciel dégagé. Pas forcément bleu mais sans grands immeubles qui masquent l’horizon, et surtout sans cette pollution lumineuse propre aux villes et qui m’empêche de regarder les étoiles. Et maintenant que les montagnes me manquent, je les ai, elles-aussi ajoutées à mon futur endroit idéal.

De nouvelles rencontres. Des personnes différentes. D’autres vies. D’autres objectifs et d’autres résolutions. L’occasion pour moi de revoir ma copie. Revoir mes envies, mes failles, ma façon de voir les choses. Toujours avancer sans me retourner.

Je n’ai pas de résolutions particulières. Justes quelques envies. Réussir dans la voie professionnelle que je viens de prendre et être toujours très près de Kévin Bacon. Toujours très près.

D’ailleurs, il y a bien longtemps que je l’ai ajouté à mon futur endroit idéal.

Saison 5 ~ Epilogue.

Les semaines qui viennent de s’écouler ont été chargées. Quasi éprouvantes. Elles marquent la fin d’une année particulièrement dure pour moi. Et annoncent un renouveau. Je souhaite que 2012 soit la plus douce possible. Tant de « 2. » dans l’année ne peuvent être néfastes.

Je croise les doigts.

L’année avait débuté difficilement. J’avais choisi de me retirer du groupe de garçons dans lequel je me trouvais. Ce ne fut pas un choix facile surtout lorsque l’on sait à quel point je pouvais les apprécier. Pris individuellement j’étais fous d’eux. Et je ne sais pas si c’est l’effet « fin d’année » ou autre, mais je dois avouer qu’ils me manquent tous un peu.

Mais les dynamiques de groupes mêlées aux attirances de chacun vis à vis de chacun et aux cancans avaient eu raison de moi. Elles ne me convenaient pas.

C’est dans un Starbucks que j’ai eu un coup de foudre amical pour un garçon. Djo. Et on ne s’est plus quitté. Faisant ainsi naître comme à l’accoutumée les rumeurs et autres problèmes dont j’ai maintenant l’habitude. Un garçon semblant plus seul qu’il n’y paraît, que j’ai fait entrer dans mon monde.

Une première pour moi qui séparais tout. Il y avait habituellement les Filles d’un côté. Mes meilleures amies. Et le monde des garçons de l’autre. Ce monde que je fréquente depuis 2007 et qui n’a pas été sans crève-coeurs. Des mondes parfaitement imperméables. Responsables en partie de ma schizophrénie virtuelle.

Cette fois-ci. Ayant décrété que le Monde des Garçons n’était pas pour moi. J’ai décidé de ne plus y entrer. Mais plutôt d’en faire sortir ceux que je souhaitais mélanger.

508 jours. C’est ce qu’aura duré mon « congé maternité ». Une éprouvante année et demie d’inactivité. Année qui m’aura détruit physiquement et moralement. Me faisant douter du futur et me coupant de plus en plus d’une vie normale que j’avais de toute façon du mal à réellement pouvoir apprécier. Etant un abonné des bas salaires qui permettent tout juste d’avoir un toit mais pas de quoi le tenir.

Le destin a voulu que la fiction devienne réalité. J’avais tellement regardé The IT Crowd qu’il semblait presque comique qu’un beau jour je passe le même entretien que Jen. Et le réussisse aussi.

Un nouveau travail pour quelques mois, le temps de reprendre parfaitement confiance en moi et en le futur. Et surtout, pour faire taire la banque.

Ma Banque habituellement si muette. Me laissant être à découvert du PIB du Mexique. A vraisemblablement bien changé. Dotée maintenant de plateformes de conseillers voraces et sans morale, elle est devenue pire que les méchants fantômes d’American Horror Story. Appels incessants. Multiples Interlocuteurs. Lettres de rappel facturées 25€15. Et agios monstres. Tout cela en l’espace de quelques jours. Le terme de « conseillers » en a perdu de sa superbe. Ce que s’est empressée d’aller corriger Ma Mère, avant d’être embarquée… par la police.

Ma vie est une série TV. Ce n’est pas nouveau. Mais il n’y a réellement qu’un domaine dans lequel les scénaristes font du bon boulot. Kévin Bacon. Mon breton qui m’a rendu accro aux McVities… et à Lui. Et dont je ne parle pas plus. Il n’y a rien de plus protégé que mon jardin secret.

Pour le reste, les scénaristes aiment encore me torturer.

Avant qu’ils ne s’acharnent à nouveau et me renvoient sur ma planète, je tenais à tous vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année. Un Joyeux Noël à tous et une très bonne année.

J’ai demandé à Dame Nature qu’il ne neige pas à Paris pour que toutes les personnes qui dorment dehors ne subissent pas un trop grand froid. Et je vais m’assurer que la neige qui est en Suisse, reste en Suisse.

Brigitte vous embrasse. Moi aussi. Ce billet-épilogue concluant l’année 2011, je vous dis donc à l’année prochaine.

Saison 5 ~ Djo.

J’ai beaucoup de mal à écrire ce que j’ai très envie de hurler. Mais je suis véritablement déçu par les gens. Et ça m’énerve. Un billet mal écrit mais destiné à passer un coup de gueule.

Je traîne avec un garçon qui est adorable, gentil et qui partage beaucoup de points communs avec moi. Je l’ai rencontré quand il était sûr pour moi qu’avec les Garçons, ça ne menait à rien. On s’est très vite très bien entendu. Et on est vite devenu inséparables.

Comme toujours. Comme tous les garçons amicalement-attirés par moi, ce garçon est mignon. Il attire les regards et attise les convoitises et autres perversités des petits pédés parisiens.

Comme toujours également. Notre relation fait jaser. Et il faut préciser aux gens – y compris aux personnes qui savent que je suis MARIÉ et TRÈS HEUREUX DE L’ÊTRE – que non Djo et Moi on ne sort pas ensemble. Je ne suis pas de ce genre de mec qui couche avec ses potes. Je ne suis pas un bonobo non plus. Je fais connaissance par une bise et non par une pipe.

Les gens ont ce vice de croire que parce que tu traînes avec un garçon que tout le monde veut se faire, tu le veux aussi. Atypik, C., BradShaw, … à chaque fois c’est à moi qu’on venait demander des comptes comme on irait voir la mocheté du lycée si elle sortait avec le capitaine de l’équipe de football américain.

C’était, au début, plaisant de voir que les gens me mariaient avec de superbes garçons. Parce que oui dans ma tête je suis toujours la mocheté du Lycée. Mais surtout parce qu’après tout c’était vrai que je traînais avec des bombes. Atypik était un très beau garçon que j’adorais beaucoup pour la tendresse qu’il me manifestait. Bradshaw était un garçon incroyablement beau, une perle avec qui j’adorais réellement être et prendre soin de lui à ma manière. Et oui Djo est absolument mignon et fait tourner sans le chercher réellement 150 têtes à la minute.

Mais si j’ai commis l’erreur de laisser mon amitié ambigüe avec Atypik et surtout les rumeurs qui en naissaient finir d’achever mon histoire avec Jolies-Lèvres. Il est hors de question que le Vice des personnes viennent troubler ma relation avec Kévin Bacon. Parce que, cette fois-ci, il n’y a aucune ambiguité. Tout comme il n’y en avait aucune avec Bradshaw (on ne pouvait même pas se prendre dans les bras tant on ne s’attirait pas c’était le pied cette non-attirance réciproque).

Et ce qui m’énerve encore plus que ces rumeurs et autres fantasmes des gens, c’est leurs réactions quand ils souhaitent voir Djo sans moi.

Djo n’est pas mon frère siamois. Il n’est pas non plus mon frère jumeau. Il n’est pas comme je le répète encore mon Mari. C’est un ami. Et il est absolument normal que des personnes puissent le voir sans moi. Sans moi, et sans même que je sois OBLIGÉ d’être au courant en plus.

Parce que je ne suis ni sa mère, ni son père, ni son tuteur légal. Parce que je n’ai aucune décharge à signer. Parce que quand mes amies voient d’autres amis, il est naturel que je ne donne pas d’autorisation, que je ne le sache parfois même pas. Et quand bien même je le saurais, il serait d’autant plus naturel que ça ne me fasse rien.

Ainsi, oui, M.Tout Le Monde, Djo a le droit de voir qui il veut sans moi. Je suis même très content de voir que les gens que je connais l’adorent et le trouvent génial aussi.

Alors, BORDEL DE MERDE. Le prochain qui en lui proposant un rendez-vous lui demande : « et Oslo, ça va pas le déranger ? » ou « faut pas le dire à Oslo, ça va pas lui plaire, hein ? », ou « j’ai peur qu’Oslo le prenne mal ! », je le BUTE.

Non parce que je vais vous dire, c’est toutes ces personnes qui me déçoivent là. Et ça va pas être évident à rattraper tant ça me gave.

Voilà, mon petit coup de gueule est passé. J’ai plein de choses à vous raconter, comme par exemple comment la BNP me harcèle pour mon découvert, comment mon bureau au travail me plait, quel dernier cadeau d’anniversaire je viens de recevoir et à quel point, oui, je suis complètement et chaque jour encore plus amoureux de Kévin Bacon.

Mais c’est une autre histoire.

Saison 5 ~ 29.

00:00. Un message du chéri avec des petits tournesols dedans. Et c’est juste parfait pour démarrer ma nouvelle année. Mon année 29.

Je ne sais pas exactement ce que va me réserver cette journée. Habituellement, je m’arrange pour ne pas travailler ce jour-là. Parce que pour moi, le jour de notre naissance devrait être un jour férié. Mais j’ai trouvé ce travail il y a peu et il me fallait bien casser ces 508 jours horribles.

Je sais que demain encore, je vais essayer d’attraper mon Chatbus. Que je vais encore rêver de tout et de rien sur mon trajet. Que je vais m’inventer des histoires de pouvoirs magiques et de personnes à sauver. Que j’arriverai très certainement à me convaincre que je peux contrôler les feux de signalisation, les portes du métro (M1 et M14) et la porte des ascenseurs par la pensée.

Je sais que les messages qui me parviendront dans la journée me feront très plaisir. Mais que je n’aurai pas le temps de les regarder. J’aurai planqué mon téléphone dans mon sac pour éviter que mes nouveaux collègues de boulot ne sachent que c’est ma journée aujourd’hui.

Je pense que j’aurais l’air un peu ailleurs. Qu’on ne verra pas tout de suite que j’ai une année de plus. Et peut-être même quelques cheveux en moins et quelques kilos de plus. Qu’on me donnera encore 26 ans comme hier parce que « j’ai un sourire grand comme ça ».

Je suis sûr que mes collègues diront que je suis un vrai gamin à cause de mes fous rires à de très mauvais moments. Que mes amis qui me verront aujourd’hui, diront que je suis complètement dingue. Et que je ne changerai jamais.

Ma Maman va certainement se dire que son bébé a 29 ans. Avant de se souvenir qu’elle n’en a que 51. Que mon Papa va arrondir à 30 et me dire que je suis un Homme maintenant, ce qu’il me dit depuis que je fais deux têtes de plus que lui depuis mes 9 ans. Que mes petits frères qui font eux deux têtes et deux corps de plus que moi vont se dire que l’on vieillit. Que je ne suis plus cette brindille aux grands pieds, aux cheveux monstrueux, à l’acné bourgeonnant et au très gros nez que j’étais il y a encore dix ans. Ou alors que pour eux je le serai toujours.

Je sais que normalement la dernière personne que je verrai aujourd’hui ce sera Lui. Et que ce sera parfait pour terminer Ma journée.

Je sais qu’en apparence c’est un jour comme tous les autres. Je sais que pour tout le monde c’est un jour comme tous les autres. Mais pour moi aujourd’hui c’est un jour très spécial.

C’est mon anniversaire.

Saison 5 ~ It’s Time.

Petit billet inhabituel. Une vidéo. Une vidéo spéciale qui me tient beaucoup beaucoup à coeur.

Je respecte les homos qui ne veulent pas se marier. Mais je n’oblige personne à ne pas bouffer quand JE fais le Ramadan. Nous devrions tous pouvoir nous marier. Libre à chacun d’exercer personnellement ce pouvoir/cette possibilité. Le discours « pourquoi imiter les hétéros ? », « moi je ne veux pas me marier parce que c’est pas pour nous », « le PACS me suffit » est un faux débat. Qu’on ne m’empêche pas de me marier parce qu’on pense que ce n’est pas pour les homos. Avant d’être Homo, je suis un citoyen lambda. (ou Lambada ça dépend des jours).

Mêmes devoirs – Mêmes droits.

Je ferai un beau marié. Et mes enfants seront les plus beaux du monde. Vous verrez.

Bisous et à vendredi.

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