Ø We are the People.

Tu sais. En ce moment. Je vis ma vie. Et je m’aperçois que je n’arrive plus à l’écrire. Pour la première fois depuis des années, j’ai cette envie de protéger mon intimité.

Depuis plusieurs semaines, j’ai du mal à écrire. A publier. Je n’arrive plus à transposer mes sentiments comme je le fais habituellement. Alors, ils restent enfermés dans ma petite tête et ils cognent et cognent et cognent.

Peut-être parce que je n’aime pas que l’on me pose des questions. Peut-être parce que je ne souhaite pas que l’on me mette face à mes propres sentiments. Peut-être aussi parce que comme ce soir, je les partage directement avec les personnes concernées. Les personnes qui sont proches de moi.

Ces derniers temps, je me suis beaucoup rapproché d’une personne. Juste retour des choses. Complicité retrouvée. Complicité décriée. Peut-on être ami avec celui qui vous a brisé le coeur ?

Celui qui m’a brisé le coeur… Parlons-en.

Je n’ai jamais eu autant l’impression de le connaître que ces derniers mois. C’est aussi la personne qui me connaît le mieux. La personne qui est capable en une seconde de dire si je cache quelque chose, si j’ai pleuré, si je mens ou si ça ne va pas.

Ca m’avait toujours rendu triste de me dire, qu’à l’inverse, je ne le connaissais pas ou peu. Et voilà qu’aujourd’hui, il se livre, se confie. Quelque part, moi je le découvre. Avec cette forte envie de le protéger. De passer du temps avec lui devant des onigiris ou un film pourri (deux sur trois pour l’instant).

Non. Ca n’a pas été évident de revoir Celui qui m’a brisé le coeur.

Tomber sur Lui en boîte alors que je ne l’avais pas vu depuis des mois et m’enfuir en courant. Le voir embrasser goulument un autre sur une piste de danse et me ré-enfuir en courant. Expliquer à un ami qui bave qui est le joli garçon avec qui vous parliez et lui faire comprendre que j’aime crever les yeux de ceux qui s’approchent de Lui. Rentrer avec Lui et avoir du mal à lui parler de l’Homme avec lequel je sors depuis près de dix mois. Lui faire une surprise pour Noël et découvrir qu’il en avait une pour moi aussi. Le voir craquer sur une passerelle et trouver dommage qu’on nous ait séparés pour le voir seul aujourd’hui. L’inviter pour la Saint Valentin et lui montrer qu’en un an j’ai appris à ne pas empoisonner les gens. Aller au cinéma, lui parler pendant le film alors qu’il déteste ça et rentrer tranquillement en parlant de tout et de rien. Le trouver de plus en plus serein et beau même s’il ne doit plus se raser. Délirer sur ce qui arrivera en 2013. Aller essayer de trouver des fringues de pute chez Jennifer pour une prochaine soirée…

Je ne mentirai pas. Je l’aime énormément. Et il gardera un place particulière pour moi. Et tant pis si l’on se méprend. Tant pis si les gens spéculent ou gossipent. Que ceux qui ne restent pas attachés aux gens qu’ils ont aimés me jettent la première pierre.

Pour moi, il y a un passage particulier dans cette chanson qui dit simplement qu’à part Lui & Moi, personne ne peut comprendre.

“I know everything about You
Know everything about Me
Know everything about Us”.

Alors petit conseil, ne cherchez pas à comprendre et vivez votre vie, pas la mienne.

// “We are the People” - Empire of the Sun.

Ø I Drive Alone.

C’est une vérité. Un fait absolu. C’est.

Je cours. Je cours après les amitiés. Je cours et je m’arrête. Je pense avoir trouvé et je me trompe. Et je reprends ma course. L’un de mes Moi se comparait à une étoile filante. Il a raison. Nous sommes des étoiles filantes. Je suis une étoile filante.

Avez-vous déjà vu une étoile filante traverser la galaxie avec une autre étoile filante ? Avec plusieurs autres ? Non.

Je réagis mal. C’est stupide je le sais. Mais le simple fait d’avoir eu envie de pleurer tout à l’heure en rentrant me fait me dire que c’est grave. Je l’ai mal pris. Je me suis senti exclu.

Pour ça et pour plusieurs choses. Pour tout et pour rien. C’est ridicule. Complètement. Je le sais.

Je n’ai jamais eu de mal à me lier à quelqu’un. Je suis même quelqu’un de très apprécié. Mais c’est tout. Aucune profondeur. Cela reste superficiel.

J’envie énormément les groupes d’amis. Ces groupes où l’on se dit tout. Ces groupes toujours ensemble. Ceux qui partagent tout. Ceux qui se protègent les uns les autres. Ceux qui sont soudés. Attachés comme les doigts d’une main.

Pourquoi donc ai-je toujours l’impression d’être une main à moi seul ? De sans cesse devoir me protéger ? De n’être soudé qu’à moi ? Est-ce parce que je suis particulier ? Constamment dans mon monde à moi ? Elusif ?

Suis-je un hérisson ? A-t-on peur de m’approcher ?

Qu’est-ce qui fait que l’on m’approche, que l’on me côtoie, que l’on m’aime un temps et que l’on s’en va ?

Je suis fatigué de devoir toujours répondre à cette question. Années après années. Et de devoir m’adapter. Constamment évoluer pour que l’on puisse tenir à moi. Tenir au sens de s’accrocher.

Cette fois-ci. Moi. Je ne changerai rien.

Et tant pis si je ne suis pas sur la route avec vous ce weekend. Tant pis si je ne suis pas non plus chez toi demain soir pour ta bougie de plus. Tant pis si je ne retrouve jamais tes bras de géant. Tant pis si je ne revois jamais “le père de mes enfants”. Tant pis si tu as préféré jouer au con et me planter au Miroir d’Eau. Tant pis si tu as préféré me voir comme une Pluie Fine plutôt que comme une Tempête.

Tant pis si je reste seul.

Je suis une étoile filante. Je suis un hérisson. Je suis une main. Je suis tout et rien.

Je suis Moi et ça doit me suffire.

// “I drive alone” - Esthero.

Ø Halo.

Il était un. Un parmi tant d’autres à cette soirée. Il avait apparemment peu dormi alors, un peu fatigué, il s’est posé sur ce tabouret de bar et n’en a pas décollé.

Ce qui m’a amusé. C’est ce va-et-vient de personnes. Lui ne bougeait pas. On venait à lui. Ils sont allés à lui. Plein de garçons, d’hommes, qui se sont succédés à sa gauche ou à sa droite, lui ont murmuré des choses à l’oreille, lui ont raconté des histoires, l’ont fait rire ou sourire. Il y a eu des câlins, des bisous. Oui ce garçon a l’air très apprécié.

Ce garçon m’a toujours fasciné.

Il y a eu de nouveaux invités à cette soirée. Il s’est levé pour les saluer. Lui, il est du genre à saluer tout le monde. Des bises et des petits mots pour chacun. Et ce soir-là, ils en avaient tous pour lui.

Beaucoup de gentillesses. De petits secrets échangés. Des aveux. Des sms drôles aussi.

Ce garçon est un garçon bien. Il est bon, bien, sain et saint. C’est ce que l’on dit de lui, c’est ce que l’on pense de lui et c’est ce pour quoi on le félicite et complimente.

“On se connait depuis combien de temps maintenant ? Deux ans ? Trois ans ? Et tu n’as pas changé. Tu es resté le même”. Là où le même signifie toujours cette personne innocente et naïve presque candide.

“Tu es de plus en plus beau”. Là où “beau” signifie plus “beau par ce qu’il dégage” que par son physique. Ce garçon est beau.

Et ce garçon a été très touché. Il avait toujours voulu être beau comme ses frères. La beauté physique. Aujourd’hui, on lui disait qu’il était bien plus que ça.

On le félicitait d’être resté pur et sain et fidèle à ses convictions malgré son entourage. Malgré les facilités que ce milieu lui tendait. Naïf, il ne comprit que plus tard, pourquoi on le félicitait, par exemple, d’aller aux toilettes seul et non pas par trois comme d’autres.

C’est vrai. Ils ont raison. Tu es quelqu’un de bien”. C’est ce qu’il m’a dit en rentrant avec Lui. Une conversation très importante. A coeurs presque entièrement ouverts. Avec des petits mots que je garderai longtemps en mémoire.

Je suis quelqu’un de bien. Et ce halo que je dégage, ma gentillesse, le côté bon-bien-sain-et saint, c’est donc ma beauté.

Samedi, pour la première fois de ma vie, j’ai accepté que l’on dise de moi que j’étais quelqu’un de bien. Juste de bien. Parce que ça signifiait finalement beaucoup de choses.

// “Halo” - Beyoncé.

Ø La Distance.

Parfois, pour continuer d’avancer, il suffit de retourner en Mars 2008, là où les choses s’étaient déjà brisées une fois.

Ces derniers jours, je pensais à Lui. L’un des Lui-s dont je me suis séparé. Je ne ressens pas de manque particulier. Honnêtement. Mais en repensant à Lui, j’ai trouvé triste, vraiment triste, cette fin des choses. Fin d’une amitié. Fin de connaître une personne.

A-t-on vraiment un jour fini de connaître quelqu’un ?

Ca m’est arrivé.

Je repensais à Lui. Et je me demandais s’Il pensait à moi aussi. De Temps en Temps. Jamais. Souvent. Toujours. J’espionnais même son facebook, son compte twitter, son blog, … juste pour trouver une trace de mon absence. Un semblant de manque. Parfois, je relisais nos derniers textos. La façon dont je n’avais vraiment pas été tendre. Ses mots à Lui.

Ces derniers temps, j’avoue, je pensais beaucoup à Lui. Ses bras. Et ma façon de m’y cacher. De m’y envelopper totalement. De vouloir souvent y disparaître. Avant.

Je repensais à l’Avant. Lorsque j’envoyais un texto et qu’il me rejoignait dans la minute. Lorsqu’il était jaloux de mes sentiments pour d’autres. Lorsqu’il m’était arrivé, une journée glaciale, de traverser Paris pour venir me coucher dans son lit, dans ses bras, innocemment, devant un film dont j’écoute toujours la bande originale. Lorsque nous passions tous mes jours de congés ensemble….

Je me demandais vraiment. Dis. Tu crois que je lui manque ? Tu crois qu’il regrette ? Il n’a pas l’air de mal le vivre. Il a l’air même mieux sans moi.

Je me demandais aussi si, moi, je pourrais lui pardonner. L’Abandon de trop.

Et puis. Ce soir. De clic en clic. Je me suis retrouvé sur son blog. En mars 2008. Vrai hasard. Pure coïncidence.

Et je me suis souvenu. De ce petit jeu cruel. Ses mains recouvrant mes yeux, Il avait touché celui qu’il ne devait pas toucher. Et Il m’avait menti. Menti. Menti. Menti…

C’est si loin tout ça.

Lui aussi ?

Oui. C’est triste la façon dont les choses semblent avoir irrémédiablement changé pour Moi. Et comme l’on ne s’est finalement pas “accroché assez fort pour nous accrocher encore à nos cous”.

J’y pense encore.

Même si je vais bien.

/ “La Distance”  Les Chansons d’Amour.

Ø We Need a Resolution.

Oui. Contre toute attente. J’ai fait une liste de Résolutions.

On en a fait une, pardon. Assez courte. Nous sommes allés à l’essentiel. L’état actuel des choses. Ce qui fut. Ce qui est. Ce qui sera. Ce que je voulais. Ce que je veux. Ce que je voudrais ? Amusant. On utilise pas le futur de ce verbe de cette façon. Simplement le conditionnel.

Je ne révèlerai pas cette liste. Mais si je ne devais garder qu’une résolution cette année. Ce serait celle-ci.

Voir le Monde.

Pourquoi serai-je continuellement celui qui reste sur le quai ? Pourquoi ne vais-je à Séoul, Los Angeles, Sydney - par ordre chronologique de coeur brisé - qu’entre 2h33 et 5h55 du matin ? Et pourquoi dois-je obligatoirement y aller les yeux fermés ? Pourquoi attendrais-je une nouvelle fois que l’on m’y emmène ? Que l’on me le promette ?

Moi aussi.

Moi aussi je veux voir le Monde. Avec mes yeux. Pas sur un écran. Ni sur une carte postale. Je ne veux pas que l’on m’en parle. Ni que l’on me le raconte. Je veux Le voir.

Et bien plus encore.

Je n’ai besoin que de cette Résolution.

/ “We Need a Resolution” Aaliyah.

Ø Don’t Think of Me.

Je ne peux m’empêcher de te lire. Qui que je sois. Où que je sois.

Je ne peux m’empêcher de m’intéresser à Toi. A ce que tu vis. A ce que tu écris. Même si c’est moi qui suis parti. Même si c’est moi qui en ai fini.

Tu te sens si abandonné parfois. Parce que tu m’as perdu. Parce que je suis parti. Moi. Moi. Et Moi. Mais je ne cesse de me dire que quelque part c’est moi qui t’ai perdu. C’est bête. On ne s’est pas connu longtemps. Sur une échelle humaine du moins. Mais tu as compté. Quoique tu en penses. Et moi aussi, je me souviens. Moi aussi, je me rappelle. Souvenirs. Déjà-vus.

Tu m’as marqué. Même si tu l’ignores.

Est-ce que je te trouve beau ? Tu veux dire, est-ce qu’en te voyant, de face ou en photo, est-ce que je te trouve aussi beau que la première fois où je t’ai vu ? Oui. Je sais que ça doit être frustrant pour toi. Toi, tu parles beaucoup. Tu penses quelque chose, et tu le dis aussitôt. Toi, tu es un livre ouvert. Je peux savoir, en te regardant, si tu vas bien ou non.

Moi, je suis silencieux. Je ne te le dirai jamais. Tout ça. Aussi arrête de l’attendre. Je ne le dirai jamais. Mais tu le sais. Est-ce que ça nécessite vraiment que je te le dise. Tu sais que tu me manques.

Tu te poses trop de questions. Sur Moi. Peu importe quel Moi je suis. C’est la même chose.

Pour Toi, la vie c’est Noir ou Blanc. Oui Je t’ai quitté. Mais ne penses pas que j’ai cessé de t’aimer. Différemment.

J’ai envie de te dire que Toi, on ne cesse jamais de t’avoir dans la peau. Tes fous rires. Toutes ces fois où tu parlais pour ne rien dire. Ta maladresse, ton côté gaffeur. Ta chaleur, tes câlins. Même si je trouvais cela trop, parfois. Je garde et garderai beaucoup d’affection et de tendresse pour Toi.

Et ça explique pourquoi je t’écris.

Mais j’aurais juste une question pour Toi. Pourquoi tu penses à Moi. Moi. Et Moi. Sans cesse ? Tu es entouré d’amis. Tu es câliné, chouchouté. Une vraie princesse. Tu sors avec quelqu’un. Tu vis ta vie. Alors. Pourquoi tu penses à Moi comme ça ?

Ne penses pas à moi. Comme le dit la chanson. Ne penses pas à moi.

En fait. Si. Penses à moi.

Je veux que tu penses à moi.

/ “Don’t Think of Me” Dido.

Ø Daniel

Il y a ceux qui ont été rayés. Certes. Mais il y a surtout ceux qui se sont accrochés.

Un. Notamment.

J’aime mes amis. Et ce n’est pas toujours de l’amitié. Ce n’est pas ce genre d’amour non plus.

Je ne sais pas comment je l’aime. Je ne sais même pas si dans deux ans je continuerai à en parler de cette façon. Je ne sais même pas si ce n’est pas la fatigue qui parle.

Tout ce que je sais, c’est que je ne peux m’empêcher de le lui dire. Je veux qu’il le sache. Je l’étouffe entre mes bras. Je me fous de son sale caractère. Le mien est pire finalement.

Je sais juste que je tiens à Lui. Qu’il tient à moi. Qu’il m’aime beaucoup aussi et qu’il ne le dit que lorsqu’il a un peu bu. Je sais que je ne ressens rien de sexuel pour Lui. Je sais qu’on se voit peu. Je sais depuis hier que ça ne lui convient pas. Je sais qu’il m’appelle quand il ne va pas bien. Je sais aujourd’hui que c’est lui que j’aurais dû appeler le 15 avril. Je sais maintenant que c’est à lui que j’aurais dû me confier à ce moment-là. Je sais qu’il est là. Et je sais qu’il sait que je suis là aussi.

Pur. C’est pur.

Et c’est pourquoi je peux le dire sans crainte. Je l’aime.

C’est peut-être le seul que j’ai continué à aimer depuis d’ailleurs.

/ “Daniel” Bat For Lashes.

Ø Bulletproof.

J’avoue que, plus qu’un autre soir, Samedi, j’aurais aimé être à l’épreuve des Balles.

J’ai quitté cette boîte après ce tir sans sommation. Et j’ai mis un trajet Paris/Banlieue en bus de nuit à extraire la Balle. La Plaie s’est refermée aujourd’hui. Je n’ai pas envie de me demander pour combien de temps. Tout ce que je veux, c’est que les futures balles ne m’atteignent pas.

Plus qu’un gilet par balle, cette nuit, il m’a manqué mon Rêve. Mes écouteurs d’iphone. Une écharpe de trois kilomètres pour me protéger du froid et un petit ami qui ne soit pas sur une plage australienne pendant que je saigne sur Paris.

Je souhaite juste être à l’épreuve des balles pour pouvoir m’amuser avec mes amis sans avoir besoin de fermer les yeux.

Je souhaite juste être à l’épreuve des balles pour ne pas ressentir ces douleurs qui naissent de jalousies ou d’envies.

Je souhaite être invincible ou aimé.

/ “Bulletproof” La Roux.

Ø Sleep Alone.

J’ai pris goût à dormir avec Lui. Avec quelqu’un d’autre que Moi.

J’ai toujours pris goût à dormir avec Eux. Avec d’autres que Moi. Sentir ce quelqu’un à côté de soi. Sentir une présence, une chaleur. Encore que, côté chaleur, je suis renommé pour m’irradier la Nuit. Une vraie bouillotte.

J’aime dormir avec des Hommes. Parfois réellement juste dormir. Je me souviens des nuits avec mes copains, de ma nuit avec ce garçon d’1M95 sentant bon l’Eau de Kenzo, de ma nuit avec le Plan K, des nuits à plusieurs où l’on s’endormait claqués et où l’on se réveillait par surprise les bras dans les bras - surpris parce que j’étais le seul pédé -. Je me rappelle la première nuit avec l’Homme à la Bouteille. Mes précieuses siestes avec Jolies Lèvres.

J’espère passer de nouvelles et nombreuses nuits avec quelqu’un, quelques uns, juste à côté. Dans les bras. Dans mes bras. Dos à dos. Souffle contre souffle. L’un sur l’autre. Imbriqués. Ou chacun de son côté… en ne se touchant que des pieds.

Ce soir j’y pense. Je ne dors pas. Je n’y arrive pas.

Mon copain n’est pas là. Peur ? Peur de quoi ? Depuis deux ans. De la Vieille Dame du Placard.

Pendant trois semaines, je vais dormir seul.

Et je déteste ça.

/ “Sleep Alone” Bat For Lashes.

Ø Where Have all the Cowboys gone ?

Les Choses ont changé. Au lendemain. Ils ont purement et simplement été écartés. Sans regrets ni remords. Parfois violemment. Parfois tristement. Chacun a eu le droit à son “il faut que l’on parle”. Chacun l’a saisi ou non. Chacun s’est battu ou non.

J’ai fait les choses comme je le sentais. Peut-être pas dans le bon ordre. Peut-être pas très adroitement. Mais j’étais humain et blessé.

On dit que l’on ne réalise la valeur de ce que l’on avait que lorsqu’on l’a perdu. Je ne sais pas pour eux. Mais je vais mieux.

Aujourd’hui de nouveaux ont pris leur place. Mais pas totalement. Je suis naïf. Pas stupide.

Ces nouveaux m’ont permis de ne pas détruire le Monde (entre autres choses) cet été. Et de retrouver mon Sourire.

C’est la raison pour laquelle on m’a autorisé à revenir. Même différent.

/ “Where have all the cowboys gone ?” Paula Cole

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