Se re-rencontrer ou se dire merde.

Barcelone. Deux jours hors du travail avec des collègues. C’était fun. Mais différent des fois précédentes.

Peut-être parce que, cette fois, je savais que tu y vivais.

Et par moments, j’espérais t’y croiser. T’y apercevoir. Te dire bonjour. Nous voir tous les deux bouches bées, inconfortables et mal à l’aise. J’aurais aimé que tu vois à quel point j’ai changé. A quel point je suis différent, en apparence. Mais finalement le même à l’intérieur. Toujours aussi maladroit. Juste un peu plus fort en caractère.

Au moment du départ à l’aéroport. J’étais un petit peu amer. L’occasion était manquée. Neuf ans que nous ne nous sommes pas vus. Et pratiquement autant d’années que nous ne nous sommes pas dit un mot.

Un jour. Tu m’as ghosté parce que notre amitié était mal vue par ton copain. Tu m’as retiré de Facebook et tu m’as demandé de ne pas répondre à ton sms d’explication laconique.

Et. Depuis je me demande comment en finir avec cette situation absurde. Nous re-rencontrer ou nous dire merde pour toujours.

Je suis dans une dimension de notre Amitié où tu existes et n’existes plus à la fois. Comme si Elle était coincée dans une boite de Schrödinger attendant que l’on observe une fois pour toutes son état.

Je ne peux pas/plus faire le premier pas. Je ne peux pas ouvrir la boite.

Te croiser à Barcelone de façon inopinée aurait été la parfaite clef.

Quand je pense à toi, Dan et ceux que je ne peux pas nommer, j’ai honte. Car j’ai finalement passé plus de temps à vous regretter qu’à vous côtoyer.

Il est des amitiés plus dures à oublier que des amours.
Dix ans l’an prochain. Il serait peut-être temps de clore ces histoires.

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  1. J’expliquai encore samedi à une amie ma conception de l’amitié. C’est un truc pour moi qui est très difficile à acquérir, mais une fois que c’est fait alors c’est juste imputrescible. J’ai aussi eu des fins de non recevoir de certaines personnes à qui j’avais donné *cette* amitié. Bah plus de 10 ans après, j’y pense encore. Et j’espère y penser avec regret jusqu’à la fin de mes jours. Et s’ils reviennent, je serai là. Souriant. Aimant. Pour toujours. 😉

  2. Beur-Boy

    Matoo : Je serai là également. Mais je ne dois plus être dans l’attente d’une hypothétique reprise de contact. Je dois accepter les fins. Et garder mes regrets. Ne pas me retourner.

    Et si un jour je les trouve face à moi. Je serais souriant et aimant comme toi.

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