Julien et L’eau de Kenzo.

J’avais senti à nouveau ce parfum à la fin de l’année dernière. Et c’est amusant comme il fait toujours ressurgir ce souvenir en particulier.

Nous sommes à l’été 2002. Ce fameux été, où, sur Gayvox, j’avais fait la rencontre de plusieurs garçons.

Des petits moments assis en terrasse ou à se balader dans Paris. Des têtes à têtes le plus souvent infructueux. Mais qui m’ont donné l’occasion de découvrir des personnalités et vies différentes.

Parmi les plus agréables. Comprendre – flirt. Il y a eu Julien.

25 ans. 1m90 – brun. Soit à peu près tout ce que je recherchais chez un garçon à l’époque.

Seulement voilà. Il était déjà plutôt tard dans l’après-midi. Et Julien habitait en très lointaine banlieue parisienne. A l’opposé même de là où j’habitais.

Mais j’avais 19 ans. Et à 19 ans…

Après un long périple en bus, métro, RER D puis bus à nouveau. J’arrivais chez lui.

Il était grand. Très mignon. Et il sentait très bon.

On a discuté. Longuement. Très longuement. Suffisamment pour qu’il me soit impossible de rentrer chez moi. Et il m’a proposé de dormir avec lui.

Il a retiré son T-Shirt pour ne se mettre qu’en sous-vêtements. Il avait cette ligne de poils allant du nombril et disparaissant sous le boxer. Et je crois que c’est la première fois que je craquais là-dessus.

L’odeur de sa peau mélangée à celle de son parfum était absolument irrésistible. Une alliance parfaite. Si parfaite que je n’ai pu me contenir.

Et après avoir flirté – vous n’en saurez pas plus, nous nous sommes endormis.

Je lui avais demandé quel était son parfum. L’Eau de Kenzo. Et, depuis. Même si nous ne nous sommes vus qu’une simple et unique fois, ce parfum me renvoie dans son appartement, au moment même où, assis sur son lit, je le regardais se déshabiller.

05. février 2020 par Beur-Boy
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