Nous sommes donc bel et bien en 2012. Le mois de Janvier a filé à une allure folle et Février est là.
Je ne saurai dire si c’est le travail qui m’a retenu au loin où si c’est le fait de n’avoir rien su trouver à raconter. Non pas qu’il ne se passe plus rien dans ma vie si trépidante, bien au contraire. Mais de la même façon que je ne me laisse plus aller au shopping compulsif parce que je pense aller bien, je ne trouve plus rien à écrire. Ecrire pour dire que ça va, c’est comme un journal télévisé sans catastrophes. Et ce blog n’a pas vocation à devenir le journal de 13h de JPP.
Le Travail se passe bien. Cette opportunité me fait du bien. Elle me tient éloigné de chez moi, des sorties à droite à gauche, des vingts euros par-ci et des vingts euros par-là au DAB qui avaient fini par me ruiner, et d’internet. Je n’ai le temps de rien. Métro-Boulot-Dodo la semaine et Métro-Chéri-Dodoavecchéri le weekend.
Mon compte bancaire a pour la première fois depuis plusieurs mois fini en positif. J’arrive à voir les Filles et à complètement oublier les Garçons (ceux qui ne sont plus là évidemment). Je me sens serein, plutôt complet, et finalement assez bien aujourd’hui.
Ma simple préoccupation est un dilemme particulier. J’ai pris beaucoup de poids pendant ma « Grossesse » (= chômage) mais je ne souhaite surtout pas redevenir aussi mince qu’avant. Avoir un corps d’homme me plait, je ne veux surtout plus être filiforme.
Evidemment, si tous les pans de cette équation qui est mon actuel bien-être sont positifs, mon alarme personnelle sonne pour me dire que quelque chose ne va pas. « Ca ne va pas durer. Ca ne doit pas durer ».
Du coup, j’ai peur.
J’ai même eu très peur, une semaine, en Janvier. Peur de La Fin.
C’est ce qui arrive, quand la fois précédente, il n’y avait eu ni dispute ni embrouille et qu’un beau dimanche, pendant une promenade, Il a dit « je ne sais plus si je suis amoureux de toi ». Cette dernière phrase de Jolies Lèvres, plus la fameuse phrase de L’Homme à la Bouteille « dans un couple il y en a toujours un qui aime plus que l’autre », mélangées à tous les abandons. Ce package d’insécurité, d’impression constante que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, que rien n’est ni sûr ni acquis, que le sol peut s’effriter puis s’écrouler et m’emporter à nouveau dans un délire amnésique.
Cette batterie de peurs et de doutes. Tout cela est mon quotidien. Multiplié, amplifié par mon souhait que Kévin Bacon soit (dans) mon Futur.
Alors forcément, quand tout à l’air d’aller bien et qu’instinctivement, méfiant, on se dit que ce n’est pas normal, la moindre superstition rend dingue. Et rongé de l’intérieur, j’arrive chez Lui, après une semaine sans le voir, faute d’emplois du temps compatibles. Il est dans la cuisine et nous prépare à manger… et je lui raconte les cauchemars que j’ai fait sur la semaine, le fait que j’ai peur parce que mon oeil droit sursaute un peu trop. Et Lui s’en amuse. Il rit de la semaine pourrie que j’ai passé à craindre le pire. Qu’Il ne soit pas dans mon dessin/dessein du futur.
Ce garçon aura ma peau. Si jamais il ne devient pas le père de mes enfants, je deviens végétarien* !
Et il ne me rassurera pas en me « le » disant. Mais plutôt sur plusieurs actions, petites touches de couleurs sur mes fameuses peurs grises. Et le voir s’endormir dans mes bras il y a quelques jours à suffit à me donner de quoi tenir jusqu’à la prochaine panique.
Bon, et qu’est-ce que je fais, je maigris ou je laisse ma date de naissance devenir mon poids définitif ?
Ouais, non, dit comme ça même moi j’ai peur. hu hu
* fallait bien que je trouve une chute à cette phrase et ça ne pouvait pas être « hétéro » (désolé Maman).






















































