Je ne peux m’empêcher de te lire. Qui que je sois. Où que je sois.
Je ne peux m’empêcher de m’intéresser à Toi. A ce que tu vis. A ce que tu écris. Même si c’est moi qui suis parti. Même si c’est moi qui en ai fini.
Tu te sens si abandonné parfois. Parce que tu m’as perdu. Parce que je suis parti. Moi. Moi. Et Moi. Mais je ne cesse de me dire que quelque part c’est moi qui t’ai perdu. C’est bête. On ne s’est pas connu longtemps. Sur une échelle humaine du moins. Mais tu as compté. Quoique tu en penses. Et moi aussi, je me souviens. Moi aussi, je me rappelle. Souvenirs. Déjà-vus.
Tu m’as marqué. Même si tu l’ignores.
Est-ce que je te trouve beau ? Tu veux dire, est-ce qu’en te voyant, de face ou en photo, est-ce que je te trouve aussi beau que la première fois où je t’ai vu ? Oui. Je sais que ça doit être frustrant pour toi. Toi, tu parles beaucoup. Tu penses quelque chose, et tu le dis aussitôt. Toi, tu es un livre ouvert. Je peux savoir, en te regardant, si tu vas bien ou non.
Moi, je suis silencieux. Je ne te le dirai jamais. Tout ça. Aussi arrête de l’attendre. Je ne le dirai jamais. Mais tu le sais. Est-ce que ça nécessite vraiment que je te le dise. Tu sais que tu me manques.
Tu te poses trop de questions. Sur Moi. Peu importe quel Moi je suis. C’est la même chose.
Pour Toi, la vie c’est Noir ou Blanc. Oui Je t’ai quitté. Mais ne penses pas que j’ai cessé de t’aimer. Différemment.
J’ai envie de te dire que Toi, on ne cesse jamais de t’avoir dans la peau. Tes fous rires. Toutes ces fois où tu parlais pour ne rien dire. Ta maladresse, ton côté gaffeur. Ta chaleur, tes câlins. Même si je trouvais cela trop, parfois. Je garde et garderai beaucoup d’affection et de tendresse pour Toi.
Et ça explique pourquoi je t’écris.
Mais j’aurais juste une question pour Toi. Pourquoi tu penses à Moi. Moi. Et Moi. Sans cesse ? Tu es entouré d’amis. Tu es câliné, chouchouté. Une vraie princesse. Tu sors avec quelqu’un. Tu vis ta vie. Alors. Pourquoi tu penses à Moi comme ça ?
Ne penses pas à moi. Comme le dit la chanson. Ne penses pas à moi.
En fait. Si. Penses à moi.
Je veux que tu penses à moi.
/ « Don’t Think of Me » Dido.


Mika
Je crois qu’on laisse tous une trace. Dans un lieu ou une personne. Quoi qu’on fasse. Une trace indélébile, alors même que nous faisons déjà partie du passé. C’est comme lorsqu’on grave quelque chose dans le tronc d’un arbre : on sait que ça perdurera, et c’est pour ça qu’on le fait. Parfois, on laisse une trace, involontairement, dans le cœur et l’esprit de quelqu’un. En bien ou en mal, peu importe. Et je crois que c’est de cette manière que l’on peut avancer. En sachant qu’on a été important pour quelqu’un, et qu’on le sera toujours un peu.
Beur-Boy
Avec ce passage « Et je crois que c’est de cette manière que l’on peut avancer. En sachant qu’on a été important pour quelqu’un, et qu’on le sera toujours un peu. », tu as parfaitement saisi le fond de ma pensée et l’essence de ce billet.
Je suis étonné, je pensais qu’on passerait à côté de ce billet et qu’on se demanderait de qui je parle.
janjacq
de qui parles-tu ? à qui parlais-tu ?
Beur-Boy
La véritable question est « Qui parle ? »
Chris
« Qui parle ? » ou « qui fait-tu parler ? ». Peut être la personne qui a partagé ta vie, il y a quelques mois ?
BONNE ANNEE, tous mes voeux de bonheur !
Je t’embrasse B-B.
Tambour Major
Spontanément j’ai envie d’écrire « Me voici ! » tant je me reconnais, tant je reconnais un « nous » qui fut jadis, désormais redevenu un « je » et un « tu ». Nous ne nous sommes jamais revus depuis bientôt 2 ans. Ta jolie prose cristallise bien des tourments silencieux…
Beur-Boy
Chris : Bonne année mon cher. ^_^ Je fais parler ceux qui ont partagé ma vie comme tu le dis si bien et je leur fais dire ce que j’aimerais entendre. Une façon enfantine et naïve d’avancer je suppose.
Tambour Major : Effectivement, nous sommes tous des « nous » qui redeviennent « je » + « tu » pour les plus chanceux ou tout simplement « moi » et « lui » pour les autres. Il faut parfois vivre avec et l’écriture y aide.