iwak 2020

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iwak #21 – sommeil.

Je n’ai jamais réellement eu de difficulté à trouver le sommeil. C’est même plutôt simple pour moi.

Evidemment, cela ne concerne pas les veilles.

La veille de la Rentrée scolaire, je me souviens que j’avais chaque année du mal à m’endormir. J’étais tellement excité à l’idée de retourner à l’école que je ne pouvais pas fermer l’oeil de la nuit.

J’adorais l’école. J’étais pressé de rencontrer mes nouveaux camarades mais surtout de sortir mes fournitures scolaires toutes neuves. Oui, j’ai une obsession pour le matériel scolaire. Je suis ce genre de personne.

Les veilles de départ en vacances également. Impossible de dormir. Là, c’est dû au stress du voyage. Finaliser la valise, ne rien oublier, arriver à l’heure à la gare ou à l’aéroport le lendemain, le trajet en lui-même. C’est une source incroyable d’angoisse pour moi.

En général, la nuit précédant mon voyage, je fais le ménage complet de mon appartement. Cela réussit à me fatiguer et me permet de dormir quelques heures.

Les veilles d’examens, j’avais aussi du mal à dormir. Non pas par excitation ou stress. Juste parce que je n’avais généralement pas révisé. Il fallait que mon cerveau retienne un semestre de cours en quelques heures alors j’étais shooté au soda.

Malgré cela, je finissais par fatiguer et m’endormir. Comptant alors sur mon trajet en bus jusqu’à la fac pour finir de réviser découvrir la matière.

J’ai, avec le temps, développé des techniques pour réussir à trouver le sommeil quand c’est compliqué. L’un de mes trucs, c’est d’imaginer comment je re-décorerai un endroit particulier. L’appart d’un ami par exemple. Pièce par pièce, mur par mur.

C’est le meilleur somnifère possible.

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iwak #20 – corail.

C’est sur une magnifique plage d’Okinawa. En 2015. Que j’ai vu du Corail pour la première fois. Echoué sur le sable.

Kévin Bacon m’a alors dit qu’il était mort et expliqué pourquoi le Corail mourrait un peu partout.

Cet animal coloré était devenu aussi dur que de la pierre.
Blanc comme un mur.

Et j’ai trouvé cela triste.

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iwak #19 – étourdi, tête qui tourne.

Fin Novembre 2017. Je me couche un dimanche soir, un peu fébrile. Je me dis qu’un Fervex et une bonne nuit de sommeil me feront du bien. Je me réveille difficilement le lendemain et décide d’annuler tous mes déplacements professionnels.

Cela empire dans la journée.

Pendant cinq jours, la pire angine de ma vie. Fièvre, tête qui tourne et délire.

Et au plus fort de l’angine, alité, j’étais persuadé que nous étions sept dans mon lit, moi inclus.

Sept moi-s.

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iwak #18 – piège.

J’ai trouvé très intéressant le billet « piège » de Matoo.

Pour ma part, je me suis toujours empêché de devenir réellement public. Oui, il est possible de savoir qui je suis et de trouver à quoi je ressemble. Mais pour cela, il faut chercher un (petit) peu.

Par deux fois, j’ai été découvert au travail. C’est arrivé dans deux entreprises différentes pour deux ancêtres de ce blog différents et ça n’a eu aucune conséquence importante. Malgré tout, je préfère ce côté « anonyme » et mystérieux.

Je pense qu’il faut faire des erreurs lorsque l’on se sert d’outils pour apprendre à mieux s’en servir. Je considère que j’ai fait beaucoup d’erreurs avec mon blog mais aussi avec les réseaux sociaux. Ce qui me permet aujourd’hui d’en profiter plus sereinement/sainement.

Ce n’est toujours pas parfait mais j’y travaille.

Mon premier piège ici a été de m’enfermer dans un registre qui n’était pas moi. C’était au tout début de ce blog. Le côté très sexuel et cru m’a toujours gêné et me gêne encore. Je sais que j’évacuais une sorte de frustration, un manque d’affection. Mais ce n’était pas réellement moi. C’était un personnage.

Personnage vite démasqué d’ailleurs puisque très vite j’ai laissé paraître ma véritable sensibilité et douceur.

Aujourd’hui, je peux dire que ce que j’écris est qui je suis. C’est pourquoi mes premières archives sont fermées. Elles ne collent pas/plus avec moi.

Le deuxième piège a été de faire passer des messages privés à travers mes billets et/ou d’écrire sous le coup de l’émotion. A la belle époque, j’écrivais pratiquement tous les deux jours. Je réagissais à chaud à ce qui m’arrivait et le fait d’être lus par ceux-là même qui partageaient ma vie alimentait mon côté dramaqueen.

J’attaquais publiquement. C’est quelque chose que je regrette aujourd’hui. Cela avait transformé mon blog en une espèce d’arme dangereuse à double tranchant. Je les blessais et je me blessais.

Il y a encore quelques messages privés qui se glissent aujourd’hui dans mes billets. Mais ils sont bienveillants. Ce sont souvent des mains tendues aux personnes que j’ai perdues justement en me servant de mon blog comme d’une arme.

Le troisième piège c’était le côté lamentation. Une rupture c’est dur. Mais puiser dedans pour écrire je ne sais pas si c’était judicieux. J’ai l’impression que cela a fait durer plus qu’il ne faut l’éventuel processus de guérison et d’oubli.

Peut-être que c’est simplement moi qui ait changé et qui ne me lamente plus. Mais j’ai l’impression qu’auparavant écrire engendrait une espèce de cercle vicieux de lamentations et que ça n’en finissait pas.

J’écris moins aujourd’hui. Et quand j’ai l’impression que ce que j’écris est trop personnel je ne le publie pas.

Comme Matoo, je ne réagissais pas non plus à chaud sur les réseaux sociaux et j’essayais d’être neutre. Je ne souhaitais me fâcher avec personne. Je considérais que je n’étais pas là pour cela.

Il n’y a pas de débat possible sur Twitter. Juste des égos qui hurlent. Alors je me tenais à distance des cris.

Mais à trop vouloir ne pas faire de vague, on ouvre un jour son twitter et sa timeline est pleine de gens qu’on ne connaît pas qui hurlent que les Musulmans sont le problème en France, que les Religions sont de la merde et que tous ceux qui luttent contre le Racisme sont responsables de la mort atroce et monstrueuse d’un professeur faisant son travail.

Et je suis là, face à mon écran m’insultant et me condamnant, depuis une semaine*.

Avec ce putain de mal au ventre.

Piégé.

*ce billet a été finalisé le 22.10.20.

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iwak #17 – tempête, orage.

Plus le temps dehors est déglingué. Et plus je me sens calme. C’est très étrange. Mais l’orage m’apaise. Ca m’a toujours fait ça.

Je pourrais regarder le ciel s’illuminer par les éclairs pendant des heures. J’adore écouter le vent qui s’engouffre là où il peut. Entendre la pluie faire des claquettes sur les rebords de fenêtre. Et voir le ciel prendre des nuances de gris menaçantes.

J’ai toujours senti que la Tempête et moi étions connectés. Que j’avais un lien spécial avec l’orage et les éclairs.

Pas étonnant que Sailor Jupiter soit ma préférée.

Il est très rare que je me laisse aller à mes émotions. J’ai appris à les contrôler. A les tempérer et à ne jamais les laisser exploser. Je ne supporte pas qu’elles puissent me trahir.

Elles sont donc très souvent enfouies en moi. Et l’on peut dire que je suis, sans que les gens ne s’en doutent, une véritable tempête ambulante.

Lorsque dehors la tempête se lève et gronde. Je sens que tout se calme à l’intérieur de moi. C’est comme si. Tout ce qui était emprisonné à l’intérieur de moi. Tous les sentiments et toutes les émotions que je renferme en permanence. Toutes les entraves cédaient pour enfin me soulager.

GIF – Take Shelter, l’un de mes films préférés.